samedi 14 février 2009

> Licenciements: silence dans les rangs.


C’est entendu. Tout le monde le dit, chez ceux qui savent (mais qui n’ont pas venu voir la « crise ») : il y aura au moins 40 000 chômeurs de plus par mois en 2009.
De quoi seront-ils le produit, ces chômeurs ? Des « destructions d’emplois » qui empêcheront des citoyens d’accéder à un travail ? Pas des démissions, en tout cas, qui ne se verraient pas compter dans ce chiffre.
Des «
ruptures conventionnelles », alors ? Quelqu’un, en France, connaît-il vraiment les raisons de ces ruptures ?
Des
licenciements, aussi, plus globalement?
Mais dites-donc, des salariés licenciés
de quoi ? pourquoi ?
comment? Y’a t-il, en France, un indicateur qui rendraient publiques les réalités et grandes lignes des raisons évoquées lors des licenciements ? NON !
Qui peut répondre précisément à ces questions, dont le législateur pourrait s’inspirer avant de légiférer et de faire du
Code du Travail en sa forme une usine à gaz et dans le fond une ruine des protections sociales ? Personne !

Ils sont drôles, non, ces silences, quand dans le même temps tout est passé à la moulinette de la « réforme » ?
Est ce à dire que ces vides là seraient arrangeants, et qu’il convient de se hâter de n’y pas pourvoir ? Je vous laisse cocher la case.


"Il n'y pas eu encore de dégradation du régime financier de l'assurance chômage mais, bien sûr, on est ni naïf ni autiste et on pense que cela va se dégrader dans les prochains mois," a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux, le médiatique président de l'Unedic, lors d'une conférence de presse.

Tu l’as dit, Geoffroy !

On est pas aveugle non plus !
Bon, allez, je vous laisse. Je m’en vais dire aux futures mamans de mes connaissances que Sarkozy, pour leur permettre un beau déroulement de carrière professionnelle, va raccourcir leur
congé parental.
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> ce billet a été référence par Radin Rue sur Google News le 15 février 2009.

"Licenciements économiques : comment protéger les salariés" selon l'UMP
...qui nous montre là des acteurs sinistres, bien embêtés par le sujet...

Ainsi, les postes détruits sont des "reports d'embauche", "ralentissement de croissance à O", "soutien à l'employabilité", la crise qui n'est pas une récession, mot qui leur écorcherait la bouche,... et remarquez le joli jeu de mains de Christine Lagarde qui ne compense en rien la lourdeur penaude de la démonstration !!!



1 commentaires:

Monsieur Poireau a dit…

J'ai entendu Woerth tout à l'heure qui lui aussi expliquait doctement qu'on ne licencie personne dans la fonction publique, que ce n'étaient "que" des suppressions de poste !
Bin voyons ! Reviens dans le réel, môssieu le ministre…
:-))

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