dimanche 25 janvier 2009

> le TGV Tours-Paris, Dieu, le diable.

C’est une déferlante.
On lit le 23 janvier 2009 dans la « Tribune de Tours , journal d'information locale gratuit sur l' agglomération tourangelle" qui «...vise une clientèle de jeunes urbains actifs et de CSP+…. qui ne lisent plus la presse traditionnelle. » (sic), qu’un groupe va « lutter » férocement contre les retards des TGV Tours- Paris, chercher leur « origine… pour mieux les combattre » parce qu’ils sont des usagers qui font une «quarantaine de voyages par mois à raison de 500 à 600 € ».
Un demi SMIC, donc, pour ces usagers
qui sont, nous indique le même jour la Nouvelle République du Centre 0uest (presse traditionnelle, elle…): conseiller financier, agent immobilier, consultante, travaille au consulat du Portugal, ou est éditeur de BD , adhérents d’une association qui tient quartier dans la « voiture-bar » des TGV. Une vie dangereuse, donc.
Leur blog "tgv-tours-paris.fr" de "TGVistes" militants s’insurge contre une statistique de la SNCF qui annonce «...93% des TGV à l'heure" sur TOURS-PARIS, mais ces usagers contestent le chiffre, parce qu'il ne s'agirait que "d'un pourcentage global qui n'a aucune signification car il inclut tous les TGV entre 10h du matin et 17heures, qui sont à l'heure eux! mais ils ne concernent pas les abonnés " .
David Charretier, porte parole de ces usagers, fait remarquer dans la Nouvelle République que « le diable est dans le détail » ! C'est vrai. Justement, le simple fait qu'il fait mention des « … seuls abonnés » recadre sa religion dont les dévots se désintéressent des lignes traditionnelles et des TER sales et fatigués !
Quant aux « députés de gauche ou de droite, de Tours, même de Vendôme nous soutiennent dans notre action » ne feraient-ils pas mieux, à la queue leu leu, de regarder dans leur rétroviseur afin de voir ce qu’ils n’ont pas fait pour que la SNCF reste un trésor national ?
Il n’échappe à personne que la mousse actuelle autour de la SNCF n’est que politique. En témoignent les déclarations du député d'Indre et Loire Michel Lézeau qui attaque les cheminots dont il dit que « …la tradition au sein de l'entreprise …ne permet pas de faire face à de telles situations ».
Les élans d'emportements ferroviaires actuels s'expliquent de façon simple: les sarkozistes veulent aussi se mettre aux commandes des TGV, comme ils guignent tous les postes, ceux de l’audiovisuel, ceux d'autres structures nationales, pour en accélérer la pente libérale. Tout et partout. Comme si construire des murs empêchera les vérités de circuler, notamment que si la SNCF peut présenter des défaillances ou des inconforts, ils sont dus aux choix politiques de ceux qui sont au pouvoir. Mais, non, ils ont trouvé leur bouc émissaire, et c'est le président de la SNCF Guillaume Pépy (dont Bakchich Info brosse un joli portrait) qu'ils installent sur un siège éjectable ...de TGV en retard.
On va jusqu'à faire intervenir le diable dans ce tourbillon étonnant qui fait hurler au charron des usagers pour dix minutes de retard entre Tours et Paris, ou entre Paris et Tours, quand le parcours automobile final sera autrement plus incertain et chaotique!.
Le "diable dans le détail", formule renversante par excellence, puisque n'est-ce pas Dieu qui nous fait connaître le diable?

3 commentaires:

Monsieur Poireau a dit…

C'est toujours comme si les désagréments étaient des générations spontanés, quand ils ne sont pas le fruit d'incompétence du terrain, mais jamais le fruit des décisions politiques !
Le politique fait le bien !
C'est la seule pensée qu'on nous laisse !!!
:-))

Blog des clients du TGV TOURS-PARIS a dit…

Comment un défenseur de salariés peut il écrire des choses pareilles?
Je suis le responsable du BLOG des TGVistes de la ligne Tours-Paris (et peut être, bientot Délégué du personnel dans mon entreprise) et je suis outré par vos propos basés sur l'idéologie et non la réalité des usagers de la ligne...

Car j'ai créé ce blog après quelques informations du terrain, je veux dire de la part de qques abonnés "salariés" qui consacrent près de 20% de leur salaire pour aller bosser sur Paris après un licenciement sur Tours. Des gens qui aujourd'hui se font reprochés par leur employeur d'arriver trop régulièrement en retard! car ce ne sont pas 10 minutes par ci et par là, ce sont 30 heures de retard minimum au boulot en 2008.

Alors s'il vous plait pas de caricatures de bas niveau, pas de combat idéologique! Quand vous rencontrerez l'équipe du Blog, et échangerez sur nos motivations, nos profiles (loin des CSP+ que vous décrivez), nos convictions politiques personnelles ... vous aurez honte d'avoir écrit ce que vous avez écrit! On fait le pari? rencontrons nous!

David CHARRETIER
tgv-tours-paris@live.fr

Raphaël JORNET a dit…

Bonjour David Charretier !

Bigre, vous n’y allez pas de mains mortes ! Au moins, dès le début, annoncez-vous la couleur en vous en prenant de prime abord au « défenseur de salariés », qualité citoyenne qui aurait moins qu’une autre le droit de s’exprimer à sa guise sur ce qui se laisse lire dans la presse locale. Vous en dites des choses !

Vous dites être un « responsable » «outré ». Vous en avez bien le droit.

Vous parlez « d’idéologie » quand l’écrit que vous attaquez n’en mentionne aucune caractéristique. Relisez bien mon billet, largement relayé par des liens internet. Il n’évoque que de l’écrit (ou du dit par vous), sur des faits relatés dans la Tribune de Tours et la Nouvelle République. Et donc, comme sur tout écrit (ou dit) public dans la cité, j’ai le droit aussi de m’exprimer.

Vous remarquerez que jamais n’est critiquée l’action citoyenne par elle-même, n’est-ce pas ? On a les combats qu’on veut. Le vôtre est respectable, mais n’autorise pas l’insulte, quels que fussent vos « motivations », vos « profils », vos « convictions politiques personnelles », qui ne regardent que vous.

C’est pourquoi je déplore que vous puissiez qualifier mon texte de « caricature de bas niveau » . Ceci ne donne pas à votre réaction la valeur qu’elle mérite.

Et décidément, vous lisez mal : « les CSP+ », c’est le journal la Tribune de Tours qui le mentionne ! Plaigniez-vous donc à lui !

Mais vous en dites, des choses !
Vous dites, - encore une fois, ce n’est qu’un constat de ma part -dans la Tribune de Tours du 22/10/08, sous le titre « TGV Paris-Tours : marre des retards ! » que « l'abonné lambda fait en moyenne une quarantaine de voyages par mois à raison de 500 à 600 € »
Or, vous écrivez dans votre commentaire ci-dessus, que vous avez crée un blog « de la part de quelques abonnés salariés qui consacrent près de 20% de leur salaire pour aller bosser sur Paris » Ainsi, le lecteur « lambda », comme vous dites, fera le rapprochement suivant, entre « 500 à 600€ » qui sont les 20% d’un salaire qui oscille, entre 2500€ et 3000€. Vous en dites des choses !
Laissez-moi vous laisser entrevoir la détresse et le coût de transport pour un salarié payé au SMIC (1037,53€ net mensuel pour 35 heures hebdomadaires) qui fait son trajet domicile-travail quotidien avec son véhicule entre Loches et Tours…
Alors, moi, j’aurais la « honte » d’avoir lu, de voir, et m’exprimer ?
Au futur-bientôt-« peut être »-« délégué du personnel », je dis bonne chance et bienvenue au club, et lui souhaite de bien œuvrer pour ses mandants, notamment pour préserver les RTT, qui – à vous lire dans l’article de la Tribune de Tours du 22 janvier dernier, sont si utiles…

Quant à « rencontrer l’équipe du blog », nul doute que cela arrivera. Dans une manifestation collective et populaire, comme celle du 29 janvier dernier, nationale et puissante (dites-moi, le TGV avait du retard, ce jour là ? Je n’ai rien trouvé sur votre blog)

Je vous reconnaîtrai, Monsieur David CHARRETIER, comme sur la photo du journal, vous aurez un costard sombre et un bandeau au bras gauche.
Vous me reconnaîtrez aussi : un grand costaud, avec un béret basque, Libé dans la main et une baguette sous le bras.
« Défenseur de salariés », caricaturiste « de bas niveau », et combattant « idéologique », comme vous dites. Vous ne pourrez pas vous tromper.

Raphaël JORNET

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